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Au revoir

خدا حافظ

Lorsque vous ouvrez ce blog, vous débarquez sur la dernière page. C'est comme ça. Évidemment, il  vaut mieux suivre d'emblée un fil chronologique. Alors, remontez le temps, utilisez la table des matières sur la colonne de droite, et commencez par le mois de juin qui s'ouvre sur son dernier jour. La table des matières permet alors de choisir le premier jour puis les suivants.
Sinon, la fenêtre en haut permet de cibler un thème à votre choix.
En gros, la première semaine concerne l'arrivée jusqu'à Kermân, puis du 14 juin au 10 juillet le trek proprement dit, et enfin les visites des villes Esfahân, Chirâz, Yazd, et Kâchân.


Mais, dommage ! Pour le "journal", maintenant c'est fini. Bon, ça va, il n'y manque pas un jour.


Bien sûr, je suis tenté de prolonger le voyage : posez-moi des questions ici, ou sur la page appropriée. Vous avez la possibilité de rester "anonymes" quitte à me laisser quand même vos prénoms et/ou vos initiales pour ma curiosité, ou bien choisissez  ma messagerie dont l'adresse figure sous mon "profil", colonne de droite.
Je sais bien que mon approche de l'Iran est très spécifique, et qu'il me manque quantité d'expériences, mais vous vous intéressez peut-être au même parcours que moi, lent et heureux d'un temps sans horloge.


En tous cas j'ai fait tout mon possible pour témoigner des richesses humaines, naturelles et architecturales de ce pays, et vous donner envie de vous y plonger avec la petite dose d'insouciance préconisée pour traverser les avenues. Merci de m'avoir accompagné ! Je vous quitte, cela va de soi, sur les berges de la Zâyandeh, et, ici même, sur le chemin que j'ai foulé :


Et l'an prochain, si Dieu le veut, un pays voisin...

PS : "l'an prochain" est maintenant passé.
Le pays voisin est le Tadjikistan.
Et le blog a suivi : http://pamirapied.blogspot.com/
La peinture aussi a suivi : http://pierre.hurteaux.free.fr/

Les pays suivants ont aussi leurs journaux et leurs blogs :
Le Kirghizistan en 2012 : http://kirghizieapied.blogspot.fr/
L'Arménie en 2014 : http://armenieapied.blogspot.fr/
L'Albanie en 2016 : http://albanieapied.blogspot.fr/
Chez Quentin en COLOMBIE, en 2017 : https://kachikine.blogspot.fr/
Le Tibet en 2018 : https://royaumedukham.blogspot.com/

چادر , مقنعه , روسری

ROUSARI, MEQNA'E, TCHÂDOR

S’il y a bien un sujet qui fâche, en France !, c’est le costume féminin iranien. Et, bien sûr, en premier lieu tout ce qui doit couvrir la tête. Lorsque vous suggérez, en France, qu’il y a de plus graves atteintes aux libertés, il vous sera rétorqué sèchement que le voile est un symbole. Négatif, cela va de soi. Et cet argument emporte tout dans une bouche occidentale. Pour ma part, je ne me heurte plus aux symboles, puisque chacun a les siens qui ne sont pas ceux d’autrui. Et je me plais même à être de mauvaise foi en affirmant avoir des amis amérindiens d’Amazonie qui sont catastrophés devant les exigences en caleçons de ma propre civilisation…
Alors, n’attendez pas de moi autre chose qu’un petit croquis presque objectif sur le costume féminin. Vous savez de toutes façons qu'à cette question d'appréciation ma réaction personnelle est une pirouette, et que je suis prêt à généraliser le tchâdor aux deux sexes (journal du 13 juillet, et PS ci-dessous). C’est très difficile de faire de l’humour, même noir, dans une langue mal maîtrisée, mais c’est encore plus difficile à interpréter pour votre interlocuteur iranien. Il a forcément des doutes et sa première hypothèse sera que vous ne savez pas vous exprimer. Et là, il aura raison. Donc, moi, je prête le flanc à la critique des uns et des autres. Mais "courageusement" je continue mon exposé !


Alors, faites au moins la différence entre les diverses options offertes en couvre-chef. Et n’allez plus confondre les iraniennes avec les afghanes et les qataries. Je crois vous avoir déjà parlé des touristes bahreïnies invisibles. Vous avez des images de burqa dans la tête, ne vous les mettez pas sur la tête !
Oui, quand même, il existe un masque qui couvre le visage en Iran, parfois rouge vif, porté par les femmes arabes de certains villages du golfe. Ce masque porte lui aussi ce nom : borqa’. Je n’en ai vu qu’un seul exemplaire porté à Chirâz. Il est donc exceptionnel et n’appartient pas à la tradition iranienne qui dévoile le visage (à moins, je crois, de remonter le temps jusqu'aux Sassanides).
     PS : Je comprends que je fais erreur en lisant "Vers Ispahan" de Pierre Loti. Il s'y plaint de ne voir aucun visage féminin au cours de son périple, car toutes les femmes des environs de Chiraz portent un masque de tissu blanc.

En pratique vous avez le choix entre trois voiles différents :

روسری

-    le foulard appelé rousari ("cela sur la tête") ou hedjâb, qui est la coiffure la moins contraignante. Il est parfois porté bien en arrière sur un chignon, et ses couleurs sont le plus souvent neutres mais assez variées avec ou sans motifs, noué ou non sous le menton. Pour Sylvie, c’est le foulard jeté sur l'épaule à la Benazir Bhutto, celui qu’adoptent les touristes occidentales et japonaises.

مقنعه

-    La cagoule ou guimpe, appelée meqna’é, qui encapuchonne la tête et le cou jusqu’aux épaules, de couleur unie souvent sombre, mais claire pour les très jeunes filles. Elle est obligatoire pour les fonctionnaires et les étudiantes. Il y avait une étudiante qui portait cette cagoule dans ma classe en France, et franchement nous n’y faisions plus attention. Mais, en été, c'est sûrement une contrainte.


چادر

-    Le tchâdor (tchador en français) est une vaste pièce de tissu de 6 mètres de long qui couvre la tête par dessus le voile et tout le corps. Il est le plus souvent noir, mais parfois clair et même bariolé dans les villages. En fait dans les villages et chez les nomades les tenues sont souvent très colorées et spécifiques, et n’ont rien de commun avec celles des villes. J’avoue qu’à mes yeux les tchadors noirs des villes sont trop nombreux et déprimants à la longue.


PS : j'apprends que j'apporte ma petite pierre à un édifice déjà constitué. Il ne s'agit pas du tchador, mais c'est tout comme : un couturier britannique propose depuis plusieurs mois un modèle de burqa pour hommes, et la journaliste française Pierrette Fleutiaux écrit toute une chronique sur ce thème. Alors mea culpa, je ne voulais pas sacrifier à l'ironie occidentale. Nous sommes tous les mêmes. 

En car

Puisque nous venons de faire 492 km en car, aller-retour, je vous passe un petit film sur les us et coutumes à bord de ce moyen de transport, disponible, confortable et peu onéreux.


Les cars affichent toujours des symboles et des emblèmes.
Ici, le Dieu des Zoroastriens.

-    Vous respecterez l’horaire de départ après avoir réservé votre place en passant d’une compagnie à l’autre dans le "terminal", sous les cris obsédants des rabatteurs. Vous croyez que passer d'une compagnie à l'autre est signe de pingrerie, ou quête d'une destination ? Non ! Les tarifs sont déjà minimalistes, et les destinations sont aboyées à qui mieux mieux. Ce qu'il faut rechercher, pour nous qui dressons des autels à Chronos, c'est l'heure d'embarquement qui nous convient. Cette heure vous l'obtiendrez, mais c'est bien pour vous faire plaisir. Ensuite, le chauffeur aura son mot à dire et sera beaucoup plus fantaisiste. Vous avez donc payé votre billet pour une destination précise, et à une heure donnée. Il faut encore trouver le car parmi la vingtaine de véhicules alignés. Heureusement, le billet attribue un numéro au car, il suffit de savoir lire les chiffres vraiment arabes. Si vous prenez du retard, vous aurez toujours la possibilité de voyager de nuit, c’est moins cher encore.


Cette fois, le numéro est en chiffres "arabes pas vraiment",
pour me faire mentir une fois de plus !
Il aurait dû être écrit :
۱۲
 Attention, les mots sont écrits de droite à gauche,
et les nombres de gauche à droite.
Exemple : nous sommes actuellement en 1388 :
 ۱۳۸۸

-    Un « intendant » va veiller sur votre confort, et encore plus sur la propreté facilitée par le petit sac-poubelle dont chacun dispose sur son accoudoir. Il va charger vos bagages dans la soute et vous attribuer des bracelets numérotés. Il récolte les tickets ou les vend au besoin. Il va vous distribuer une collation : gâteaux secs et fourrés, barre de céréales et jus de fruit. Il va vous expulser au petit bonheur la chance aux environs de votre destination. Vous serez alors somnolent et surpris, il fera nuit bien sûr et vous oublierez des broutilles ou l’essentiel derrière vous. Tétanisés sur le trottoir vous n’aurez plus le temps de réagir.


 Toujours trône la mascotte en peluche.
 Ici, sur la fontaine d'eau fraîche.

-    Oui, il y a une grande liberté de manœuvre, et il est souvent "inapproprié" de faire un détour jusqu'à la station officielle, vu l'heure. En contrepartie, ne perdez pas votre temps en détours vous non plus, vous pouvez prendre le car au vol, ou descendre à l’improviste. Nous n’avons pas tenté le coup, peu débrouillards pour deviner les itinéraires, et déjà contents d’être toujours montés finalement dans le bon véhicule.



-    Dans le car une fontaine d’eau fraîche, jamais à sec, est à votre disposition avec des gobelets jetables, pour boire ou pour peindre à l’aquarelle. Mais les toilettes sont par contre condamnées. Nous avons admiré le stoïcisme des enfants qui attendent un arrêt. Au milieu du trajet, vous aurez en effet droit à une pause dans un boui-boui ou un restaurant, et prendrez le temps d’un repas complet, car les parcours sont longs entre les villes.


Le boui-boui, en bord de route.

-    Alors vous vous distrairez en regardant un film en vidéo, et ce sera le même d’un car à l’autre pendant huit jours, si bien que vous finirez par comprendre l’intrigue et les peines de cœur qui pourraient paraître injustifiées au premier abord.
Nous sommes incollables sur « Les expulsés 2 » qui alterne scènes de guerre affreuses et franche pantalonnade. Nous attendons la version française pour saisir le lien qui les unit… Les actrices iraniennes sont toujours ravissantes, et survoltées bien que fort élégamment voilées d’un bout à l’autre.


Le chargement des bagages.

-    Des colporteurs ou des mendiants seront autorisés à monter un par un, lors de brefs arrêts, ou lors des contrôles de police systématiques pour lesquels le chauffeur s’éclipse en courant. Vous achèterez ainsi des bananes, des gâteaux secs, des boissons. Peut-être ferez-vous semblant de dormir.


 Ici, c'est un minibus, qui relie les villes sur les distances moyennes.

- A l’arrivée vous serez assaillis par une horde de taxis de toutes les couleurs, et votre fatigue vous fera perdre patience. Vous deviendrez radins, susceptibles et suspicieux. L’expérience que vous accumulerez n’aura aucun effet bénéfique, et vous finirez par redouter la sortie du car. D’autant que vous savez maintenant y avoir oublié « quelque chose ».


Et ici, c'est un arrêt de bus : vous y voyez trois touristes fatigués.
Le photographe serait-il plus tonique ?
Remarquez l'urne pour les déshérités et les martyrs.
Ces urnes pullulent en ville et en campagne et  ne sont pas symboliques,
elles reçoivent effectivement des oboles.

Les distances


CARTE de l'IRAN

Pour apprécier les distances, rien de mieux qu'une carte. L'Iran est trois fois plus grand que la France, pour une population équivalente (70 millions d'habitants), mais tout le centre du pays est désertique. L'altitude moyenne du plateau central est de 900 mètres, alors que plusieurs sommets périphériques dépassent les 4000 m. Le point culminant, au nord de Téhéran atteint 5671 mètres.

Nous avons parcouru les routes entre les villes en car le plus souvent :
Esfahân - Chirâz : 485 km
Chirâz - Kermân : 571 km
Kermânchâh - Esfahân : 653 km
Chirâz - Yazd : 425 km
Yazd - Kâchân : 371 km
Kâchân - Esfahân : 182 km


Cliquez sur la carte pour pouvoir la lire.

Carte n°2 de la Zâyandeh


CARTE du cours inférieur de la ZÂYANDEH roud

"roud" ou "roudkhâné" signifie simplement "rivière"




Sur cette troisième partie de notre périple pédestre,
nous suivons de l'amont vers l'aval le cours inférieur de la Zâyandeh roud,
de Sâmân jusqu'à Zarinchahr,
et parcourons ainsi 78 kilomètres.



Sur cette vue aérienne,
vous réalisez ce que représente notre parcours quotidien,
grâce à la situation de notre tente le 7 puis le 8 juillet.
Vous comprenez que nous n'allons pas nous perdre volontiers
dans les zones grises et accidentées. 



Non ! Ce n'est pas nous sur cette bouée !
Je crois bien que ceux-là nous doublent...

En ville avec le guide

Puisque nous sommes en ville, vous avez droit à une petite séance initiatique !
On change de rythme, et nous oublions le cours immuable des jours.
Programme proposé : 1- les hammams, 2- les avenues et 3- les trottoirs. Ça vous va ?



Après avoir traversé les carrières, nous voyons du marbre partout en ville : le marbre y est blanc, blond, doré. Et, c’est à peine croyable, il est associé à du granit ! Bon, ce n’est pas le granit rose de Perros-Guirec, mais quand même, c’est du beau granit gris (en Bretagne, on aurait eu l’audace de dire « bleu »). Oui, la République soigne son apparence.
« Et quel est le rapport avec le sujet ? » ronchonnez-vous déjà. Eh bien, le voilà, le sujet, prosaïque et quotidien : on peaufine, on restaure, et tous les hammams du pays sont en travaux en même temps ! Ainsi après avoir couru de hammam en hammam, en quête d’un bon décrassage, nous avons compris que nous tombions pile en pleine campagne de réhabilitation des bains publiques. Un hammam sur trois fait office de tchâikhâné, pourquoi pas, la disposition s’y prête et le cadre est toujours raffiné. Un hammam sur trois est carrément élevé au rang de musée, tant il est riche et luxueux, et même de musée Grévin, tout peuplé d’hommes-cire qui se font soigner. Mais nous n’y avons jamais trouvé les fameux épilateurs de pubis promis par les guides… Tant mieux car les mannequins déshabillés sont moches, et pour vous je choisis une petite frise de céramique.

Et le troisième tiers des hammams est en cours de restauration, plein de gravats, de passerelles en planches pour brouettes, de poudre de ciment, et si on nous y accueille là aussi très volontiers, y’a pas d’eau dans les bassins, donc on ressort plus sale qu’on y entre.



Cette photo a été prise par Yvon. Parfois je me demande quel voyage il a fait. Je constate que ses photos précédente et suivante sont dans ce hammam en réfection, mais ces petits angelots ailés, où donc étaient-ils ?
Jamais exaucés, nous avons pourtant fait des kms vers ces hammams fictifs où nous arrivions en sueur. Ah ! il y a peut-être un hammam de l’autre côté de la rue…

Vite, vite, c’est le moment de traverser !  Alors, là, les avenues, c’est quelque chose ! Les avenues des villes sont larges, à quatre ou six voies. Et le trafic est toujours intense. Normal, l’essence ne vaut rien, on prend un taxi pour faire cent mètres. Il y a des feux rouges, oui, et on peut dire qu’ils sont respectés, mais qui traverse là ? C’est long, et les voitures tournent systématiquement à chaque carrefour, donc c’est pas l’idéal, alors on traverse à l’instinct. Il vaut mieux un bon instinct, beaucoup d’assurance, une dose d’insouciance. En fait, c’est simple comme bonjour : vous ne traversez qu’une file à la fois, c’est le principe de base. Bien sûr, cela implique que vous restiez un moment en plein milieu de l’asphalte. Une file venue de gauche, une pause !  Attention, continuez à guetter sur votre gauche ! Une 2ème file de gauche, une pause : vous êtes au milieu. Attention aux bus ! Une file venue de droite, une pause. Attention aux motos !  Une dernière file de droite. Attention les piétons d’en face regardent à gauche, pas vers vous !  Un bon truc : attendez une jeune femme en tunique cintrée, c’est les plus dégourdies. Quand elle s’élance, collez-lui aux fesses, y’a pas de mal à ça : en deux temps trois mouvements vous êtes sur l’autre bord. Elle a disparu !
Difficile de prendre une photo explicite pour témoigner : la dynamique n’y est pas. Et le piéton cobaye, Yvon,  n’est jamais coincé entre un coffre et un capot évidemment.



Sur ces deux photos vous voyez le mouvement de torero de la tunique cintrée en contraste avec les gestes désespérés de Marie-Hélène et Sylvie. Il y a des leçons à prendre ! La photo est floue, vous savez que je suis entre les files 3 et 4 de la circulation.



Je pense aux motos. Réalisez une fois pour toutes que les motos roulent plus souvent sur les trottoirs que sur l’asphalte. (Au passage, j’espère que vous avez intégré ce mot « âsfâlt »).
Sur les trottoirs, oui, d’accord dîtes-vous, c’est bon, on fera attention au bruit. Non ! Non ! Vous n’avez pas compris, sur le trottoir, oui, mais dans les deux sens : cela signifie qu’elles se croisent ! Sur votre trottoir ! Aussi bien sur le trottoir de gauche que sur celui de droite d'ailleurs : il n'y a pas d'alternative. Non, il n'y en a pas !
Et vous dans tout ça ? Vous, vous sautez sur l’asphalte…
Ah ! Qu’elle était belle ma rivière !
Et c’est là, sur l’asphalte, dans les émanations, que nous prenaient sournoisement des envies de brise marine… Il y en a parmi vous qui savent que ces pulsions m'assaillaient même sur la ligne 13 !
Merci de votre attention.

Carte des monts Zâgros

Une carte, c'est bien aussi. Surtout pour ceux qui seraient tentés de suivre nos traces. Il faudrait peut-être que j'ajoute celle de la Zâyandeh pour notre première partie de randonnée (c'est fait).
Sur celle-ci qui couvre la deuxième partie, nous allons de Châdegân, sur le lac, jusqu'à Aligoudarz, et nous parcourons 265 km..



 J'ai noté les six principaux cols en rouge :
- col n°1, à 2721 mètres d'altitude, après un dénivelé de 249 m.
- col n°2, à 2822 mètres, après un dénivelé de 581 m.
- col n°3, à 2904 mètres, après un dénivelé de 384 m.
- col n°4, à 2571 mètres, après un dénivelé de 343 m.
- col n°5, à 2611 mètres, après un dénivelé de 270 m.
- col n°6, à 2478 mètres, après un dénivelé monstrueux de 648 m.
Les sommets environnants ne dépassent pas 4000 m.

Les villages dont je parle sont :
- T = Tahlegui
- M = Meydânak
- K = Kamerân
- P = Pachandegân
- M = Massir
- T = Tchantcherâné
- K = Kakelestan

Nous passons les nuits sur les petits points verts, plus ou moins visibles quand vous cliquez sur la carte.
Nous allons pouvoir repartir : vous saurez où nous sommes.
Nous, à vrai dire, sur place, nous n'avons pas toujours su. Nous n'avions pas osé emporter cette carte qui est américaine (juste un petit coin photocopié), et n'en avons pas trouvé sur place avant de partir marcher. Mais nous avions les dessins des villageois !  



Sur cette vue aérienne, par contre, vous pouvez suivre précisément une partie de notre trajet du 25 juin.
Mais il ne faut pas confondre l'unique piste avec les torrents qui paraissent parfois aussi clairs quand ils brillent.
Nous arrivons en haut à droite et quittons la carte en haut à gauche, en passant par les repères jaunes.






























Carte de la rivière Zâyandeh


La Zâyandeh roud est donc la rivière qui traverse Ispahan, hors de cette carte vers l'est. Nous l'avons longée au plus près dans toutes ses sinuosités, en partant à pied de Sâmân, en bas à droite, pour atteindre Châdegân en haut à gauche.
Pour cette première partie de notre périple, nous allons marcher pendant cinq jours et parcourir 85 km. Cette faible moyenne de 17 km par jour s'explique par la multitude d'obstacles naturels rencontrés, et aussi par nos petites natures écrasées sous les sacs-à-dos !  


Les yeux des portraits